Quand le mensonge prend l'ascenseur la vérité prend l'escalier

Quand il y en a marre, il y a?

Me voici à écrire encore un article, afin de faire comprendre aux personnes qu'il ne s'agit pas d'une petite maladie. Du genre typique: « Bah c'est quoi ça, on s'en fiche, ça ne me concerne pas». Et bien si cela concerne TOUT le MONDE. Je précise que chaque chose qui se produit dans votre vie résulte d'un choix préalable à un moment donné. Alors faites le choix de lire tout ceci. Car cela de toute manière concernera peut être ou sûrement un proche un jour, votre fille, sœur, nièce, vous-même.

J'en ai marre, c'est le mot, de ne voir qu'inepties, mensonges et omissions sur cette maladie et sur nous. 

Il est dit que l'endométriose est une maladie strictement féminine alors que c'est faux, cette maladie 

peut tout aussi bien toucher l'homme, j'en parlais il y a longtemps dans un article réservé, même si c'est une condition rare, elle existe. Un homme n'a pas d'utérus que je sache, ni ses règles, et on vient dire que l'endométriose est en rapport? 

Il est dit que l'endométriose est une maladie gynécologique. Alors faut m'expliquer comment il est possible que je reçoive des témoignages de femmes ayant de l'endométriose thoracique sans atteintes gynécologiques, ou encore de l'endométriose sur la colonne vertébrale sans atteintes gynécos encore une fois, entre autres cas aussi?

Pourquoi dire qu'il s'agit d'une maladie simplement gynécologique?

Quand on regarde par ci par là, on nous dit que l'endométriose touche le système gynécologique, voir le système urinaire et intestinal. ET LE RESTE ALORS? Pourquoi ils ne parlent pas du fait que l'endométriose peut atteindre chaque muqueuses du corps? Excusez moi , j'ai une boule dans la gorge de cette omission, car je vois de tout comme atteintes.

C'est comme le fait « d'oublier » de parler des femmes qui doivent porter une stomie temporaire ou définitive, de celles qui doivent être dialyser, ou encore celles qui finissent en fauteuil ou doivent se déplacer avec une béquille. Ils ne parlent pas non plus des séquelles subies, souvent définitives, ils ne parlent des traitements hormonaux dangereux avec effets secondaires tendus, comme les injections, ni du fait que ce soit des traitements pour hommes à la base, ni du fait que beaucoup s'amusent à le prescrire au-delà du maximum 6/9mois dans une vie. On touche une prime??? Ils ne parlent pas du nombres d'opérations non plus... et surtout pas du quotidien!

Je vais en profiter de ce ras le bol pour décrire un peu un quotidien d'une femme en stade 4 avec atteintes vésicales, digestives, nerveuses, ligamentaires et gynécologiques.

  • Les blocages urinaires avec sensation de décharges jusque dans l'urètre.
  • Besoin de mictions fréquentes sous peine de douleurs.
  • Calculer en permanence ce que l'on peut manger.
  • Sensation de décharges rectales.
  • Passer énormément de temps aux toilettes.
  • Présence de sang dans les selles, avec saignements rectaux et douleurs incessantes.
  • Douleurs dans l'aine, dans le dos, dans les jambes.
  • Sensations de décharges nerveuses et/ou ligamentaires suivant les atteintes.
  • Pesanteurs du bas ventre , avec douleurs violentes.
  • Besoin de s'accroupir quand on le peut encore.
  • Fatigue importante quotidiennement du aux micro hémorragies internes, à la douleur supportée chaque jour, ainsi qu'avec certains traitements anti-douleurs.
  • Douleurs et problèmes supplémentaires suite post chirurgicales, par exemple séquelles 
  • neuro-périphériques, séquelles digestives ou vésicale.

Je continue? On va dire que non, car la liste n'est pas terminée, alors imaginez celles qui ont une atteinte pulmonaire par-dessus ou autre encore. Par exemple, des muscles, de la peau...

Il y a énormément de bêtises dites autour de cette maladie, un jour on a ancré dans les têtes que l'hystérectomie soigne. Mais s'il vous si il ne suffisait que de cela, nous ne serions pas aussi nombreuses, beaucoup on subit cette ablation inutile. L'hystérectomie pourrait être utile si cela concernait que les femmes qui ont une atteinte à l'utérus mais encore non ce n'est pas possible car il faudrait une ovariectomie associée!!! 

En ayant absolument qu'une atteinte à ces endroits. A moins de n'avoir pas le choix pour une autre raison. L'endométriose possède un système de prolifération égale au cancer, c'est pour cela qu'on la nomme le cancer dont on ne meurt pas. 

Un jour on a ancré dans les têtes que l'endométriose se soigne avec une grossesse. Mais c'est faux aussi, ce serait trop facile à condition de pouvoir avoir un enfant bien évidemment car suivant les atteintes, l'endométriose peut rendre infertile. Non l'endométriose ne rend pas infertile, mais le peut, comme j'ai dis suivant les atteintes. Une grossesse peut stabiliser un temps mais peut ne pas le faire non plus , beaucoup on vécu une grossesse en subissant la douleur associée à l'endométriose et les risques que cela comporte, encore une fois suivant les atteintes.

Il est dit que la chirurgie ou encore les traitements hormonaux soignent. C'est faux aussi, la chirurgie va permettre peut être de concevoir dans de meilleures conditions, ou pas. La chirurgie va « nettoyer ». Réparer. La chirurgie n'est jamais sans conséquences ni danger tout en sachant qu'il a été démontré l'association de maladies coronariennes à l'endométriose. La chirurgie va peut être permettre de souffler avant la récidive ou pas du tout. Les traitements hormonaux ne soignent pas non plus, ils mettent en pause la maladie ou pas du tout, car beaucoup et j'en fait parti, n'ont pas de récepteurs de progestérone. La maladie reste évolutive, et les ovaires fonctionnent quand même.

                                     Ce que vous voyez

Ce que vous ne voyez pas

Il est dit que l'endométriose ne touche que les femmes en âge de procréer. Alors il faut m'explique la présence de cellules endométriosiques sur un fœtus. On dit du...20/35 ans alors pourquoi je reçois des messages de femmes ayant 16/20 ans?

Il est dit que l'endométriose est classée une fois arrivée la ménopause naturelle. Mais voyons bien sûre, alors pourquoi des femmes en ménopause naturelle souffrent d'endométriose? Il faut savoir, que même si une femme endométriosique arrive sur sa ménopause naturelle, l'endométriose reste présente, pour celles qui ont de la chance elle sera calme pour celles qui n'ont pas cette chance elle continuera de flamber. Et il ne faut pas oublier les séquelles irréversibles qu'elles continueront de subir. DONC non ce n'est pas une affaire classée!

Il est dit que nous sommes 14 millions en Europe de toucher par l'Endométriose, c'est faux nous sommes beaucoup plus, tout en sachant que beaucoup vivent sans encore être diagnostiquer, car malheureusement le temps moyen de diagnostic est encore de 7 à 10 ans. Ce chiffre date juste de 2005 car cela à été cité au Parlement Européen. 1 à 2 femmes sur 10, + de 180/186 millions dans le monde? Disons bien plus... ce ne sont que des chiffres d'estimation datant de...nous sommes en 2017.

Alors, voici quelques choses dites, tout en sachant qu'il y en a bien encore.

Quand vous nous regardez, vous nous voyez comme telle, mais si vous pouviez voir à travers notre peau, vous seriez horrifié.

L'endométriose est l'une des maladies les plus complexes, dont-ils ne connaissent toujours pas la cause alors qu'on connaît le mot depuis 1765. = 252 ans! Et je le redis encore maintes et maintes fois :

  • Toujours pas de traitement
  • Toujours pas de prise en charge comme il se doit
  • Toujours pas de reconnaissance
  • Ils ne sont toujours affolés alors que plus années passent plus nous sommes nombreuses, plus elles sont jeunes en stade 4 sévère et évolutif, et plus nous sommes empoisonnés par les pesticides et les perturbateurs endocriniens qui n'arrange rien.

ON SUBIT

Alors voilà, ici , je pointe le doigt sur l'erroné et place quelques vérités.

Non seulement on a affaire des personnes butées et nous humiliant, mais cela doit être dit. Alors si vous connaissez une personne « bornée » avec ses croyances infondée, ne vous gênez pas à lui transmettre cet article.

Un message pour les endogirls : 

 N'oubliez jamais que le jugement n'appartient qu'à celui qui juge.